Le Verbe Être

15'', 2017 / narrative


At night, bodies approach. Our senses are sharpened, we enter the realm of dreams. The reality is far away, postponed until the next morning.

As long as the darkness reigns, the room can be guessed only through the dim blue lights of the moon, forms mingle and unravel. The imaginary takes over.

But when the sun rises, one opens the eyes on the disappeared dream. It is no longer time to talk with caresses: they look at each other.





The film is about thoughts and emotions. I wanted to transform these abstract terms and ideas into my end of bachelor’s film. 

The space is obscure and our senses are sharpened. The room can be guessed only through the dim blue lights of the moon. Shot on 16mm film, forms mingle and unravel, the imaginary takes over.


Au bout d’un certain temps, on glisse doucement vers quelque chose d’abstrait. Mais pas toujours. On ne voit plus un couloir, mais du rouge, du jaune, de la matière, comme par exemple dans Hotel Monterey. La matière même de la pellicule. Dans une sorte de va-et-vient entre l’abstrait et le concret. Mais le concret, j’ai l’impression, n’est pas le contraire de l’abstrait. La matière de la pellicule, c’est concret aussi. Et d’ailleurs au bout d’un moment, on se souvient que ce jaune luisant, c’est un couloir et que ce rouge foncé, c’est une porte. Quand on montre quelque chose que tout le monde a déjà vu, c’est peut-être à ce moment là qu’on voit pour la première fois.  -Chantal Akerman, excerpt from autoportrait en cineaste